SUPERVISION / ANALYSE DE LA PRATIQUE

pour les Professionnels 

La supervision de la pratique est un accompagnement qui s’adresse à toute personne travaillant dans la relation d’aide.

Certains professionnels l’appellent également analyse de la pratique car cela consiste comprendre et dépasser les difficultés que le professionnel rencontre au cours de son exercice et lui permet ainsi d’enrichir et d’affiner sa pratique.

Dans le secteur de la relation d’aide et au regard de la loi, la supervision n’est pas obligatoire en France, ni pour les professionnels de la psychothérapie, ni même pour les assistants sociaux ou les soignants qui auraient pourtant souvent besoin de lieux d’écoute.

Néanmoins, elle fait partie des critères requis par les instances qui veillent à la qualité de la pratique des psychothérapies.

Ainsi, il est de pratique courante pour les psychanalystes, psychothérapeutes et psychopraticiens qui exercent leur métier en étant encadrés par une déontologie, d’être engagés dans un travail de supervision. 

 

Pourquoi une supervision ?

D’abord pour permettre au praticien de partager ses difficultés. Le métier de thérapeute est un métier de solitude donc se relier à des pairs permet d’échanger et de dynamiser sa pratique.

Ensuite, la supervision est aussi une sécurité pour le praticien et pour le patient car la relation thérapeutique est asymétrique et le thérapeute a un pouvoir qu’il doit exercer avec mesure et toujours au service de la personne qu’il accompagne. Les écueils narcissiques font partie de l’humain et tout thérapeute se doit d’être au clair avec les enjeux de la relation thérapeutique s’il veut travailler dans une perspective éthique et déontologique. Il est alors bon de se sentir encadré et accompagné par des pairs qui nous permettent de demeurer éveillés quant à la visée de nos propositions thérapeutiques.

De plus, le métier d’accompagnement placent le thérapeute et le soignant en résonance avec les personnes qu’ils accompagnent. Résonances qui peuvent parfois réactiver des failles et des angoisses personnelles. C’est pourquoi avoir soi-même effectué un parcours psychothérapeutique est important.

Cela ouvre la possibilité de demeurer à une « juste distance », cette implication distanciée qui permet au thérapeute et au soignant d’être présents et engagés avec la personne qu’ils accompagnent sans absorber comme une éponge, en contamination émotionnelle, les affects de celle-ci. De nombreux thérapeutes se protègent avec une forme de distance désaffectée ou a contrario, se font prendre par leur côté « sauveur » et s’épuisent dans leur travail, risquant l’usure de compassion ou le burnout.

Ajouté à cela, le processus psychothérapeutique n’est pas exempt de projections et de transferts. Or même si le transfert n’est pas un levier de travail dans votre pratique, ces processus sont à prendre en compte et potentiellement à mettre au travail pour ne pas créer des effets d’emprise ou de rejets de la part du thérapeute.

La supervision vous permet de mettre tout cela au clair. Elle permet de vous aider à éclairer les enjeux à l’œuvre et parfois les résonances personnelles qui viennent emberlificoter votre posture  car nous ne guérissons jamais de nous-mêmes et ne sommes pas des bouddhas zen éveillés. Nous avons tous des vieux plis et des cicatrices qui reviennent parfois nous surprendre au détour du chemin. L’humilité fait partie de la posture d’un thérapeute et c’est le chemin de toute une vie

Comment ?

Classiquement, la supervision est préconisée au rythme de 1 fois par mois. Toutefois, en fonction de ce qui vous semble juste, de là où vous en êtes dans votre pratique, le nombre des rendez-vous peut être augmenté.

Si vous êtes praticien de la psychothérapie (psychologue, psychothérapeute, psychiatre, médecin ou psychopraticien), je demande deux prérequis :

– que vous ayez effectué un parcours psychothérapeutique personnel d’au moins 3 années ou que vous soyez en cours de psychothérapie

– que vous acceptiez que votre posture de praticien s’appuie sur vos résonances (ressenti, pensée, imaginaire) et pas uniquement sur une technique ou une grille de lecture psychopathologique.

Si vous souhaitez des renseignements complémentaires, vous pouvez me contacter par email ou par téléphone. Nous pouvons convenir d’un échange téléphonique ou visiophonique