Supervision de la
Pratique professionnelle
ANALYSE DE LA PRATIQUE
La Supervision
Psychopraticienne depuis 15 ans, formée à la Gestalt-thérapie, à l’hypnose et à l’EMDR/IMO, j’accompagne également d’autres praticiens de la relation d’aide dans leur travail de supervision.
Cette diversité d’approches me permet d’accueillir votre pratique sans l’enfermer dans une seule grille de lecture, et de rester attentive à ce qui, dans votre style propre, mérite d’être soutenu plutôt que corrigé.
La supervision de la pratique est un accompagnement qui s’adresse à toute personne travaillant dans la relation d’aide.
Certains professionnels l’appellent également analyse de la pratique, car elle consiste à comprendre et à dépasser les difficultés rencontrées au cours de l’exercice du métier, et permet ainsi au praticien d’enrichir et d’affiner sa pratique.
Dans le secteur de la relation d’aide et au regard de la loi, la supervision n’est pas obligatoire en France, ni pour les professionnels de la psychothérapie, ni même pour les assistants sociaux ou les soignants, qui auraient pourtant souvent besoin de lieux d’écoute.
Néanmoins, elle fait partie des critères requis par les instances qui veillent à la qualité de la pratique des psychothérapies.
Ainsi, il est de pratique courante, pour les psychanalystes, psychothérapeutes et psychopraticiens encadrés par une déontologie, d’être engagés dans un travail de supervision.
SUPERVISION
Pour quoi ?
D’abord, pour permettre au praticien de partager ses difficultés.
Le métier de thérapeute est un métier solitaire : se relier à des pairs permet d’échanger et de dynamiser sa pratique.
Ensuite, la supervision est aussi une sécurité pour le praticien et pour le patient, car la relation thérapeutique est asymétrique, et le thérapeute a un pouvoir qu’il doit exercer avec mesure, toujours au service de la personne qu’il accompagne.
Les écueils narcissiques font partie de l’humain, et tout thérapeute se doit d’être au clair avec les enjeux de la relation thérapeutique s’il veut travailler dans une perspective éthique et déontologique.
Il est alors bon de se sentir encadré et accompagné par des pairs qui permettent de demeurer éveillé quant à la visée de ses propositions thérapeutiques.
De plus, le métier d’accompagnement place le thérapeute et le soignant en résonance avec les personnes qu’ils accompagnent.
Ces résonances peuvent parfois réactiver des failles ou des angoisses personnelles. C’est pourquoi il est important d’avoir soi-même suivi un parcours psychothérapeutique.
Cela ouvre la possibilité de demeurer à une « juste distance » — cette implication distanciée qui permet au thérapeute et au soignant d’être présents et engagés avec la personne qu’ils accompagnent, sans absorber les affects de celle-ci comme une éponge, par contamination émotionnelle.
De nombreux thérapeutes se protègent avec une forme de distance désaffectée ou, a contrario, se laissent prendre par leur côté « sauveur » et s’épuisent dans leur travail, au risque de l’usure de compassion ou du burnout.
À cela s’ajoute le fait que le processus psychothérapeutique n’est pas exempt de projections et de transferts.
Or, même si le transfert n’est pas un levier de travail dans votre pratique, ces processus sont à prendre en compte, et potentiellement à mettre au travail, pour ne pas créer d’effets d’emprise ou de rejet de la part du thérapeute.
La supervision vous permet de mettre tout cela au clair, d’éclairer les enjeux à l’œuvre et, parfois, les résonances personnelles qui viennent emberlificoter votre posture — car nous ne guérissons jamais de nous-mêmes et ne sommes pas des bouddhas zen éveillés.
Nous avons tous de vieux plis et des cicatrices qui reviennent parfois nous surprendre au détour du chemin.
L’humilité fait partie de la posture d’un thérapeute, et c’est le chemin de toute une vie.
SUPERVISION
Comment je travaille
En séance, j’accueille le praticien avec ce qui lui fait difficulté dans l’accompagnement d’un patient.
Nous regardons ensemble les enjeux à l’œuvre, et avec quoi — chez le patient, mais aussi chez le praticien lui-même — il se trouve en résonance.
Cette manière de travailler s’appuie sur la théorie du champ de Kurt Lewin, l’un des fondements théoriques de la Gestalt-thérapie. Selon cette théorie, un comportement ne s’explique jamais isolément : il est toujours fonction de la personne et de son environnement, compris comme un ensemble de forces en interaction constante — un champ.
Appliqué à la relation thérapeutique, cela signifie que la difficulté d’un praticien avec un patient n’appartient jamais à l’un ou à l’autre pris séparément, mais émerge du champ qu’ils créent ensemble.
L’objectif de la supervision n’est donc pas de corriger une technique, mais de comprendre ce qui, dans ce champ partagé, vient faire difficulté pour le praticien : quelles résonances personnelles sont touchées, et comment il peut se retrouver emberlificoté dans les enjeux propres à son patient, sans toujours s’en rendre compte.
Ce même phénomène se rejoue souvent dans l’espace de la supervision lui-même — c’est ce qu’on appelle, en supervision clinique, le processus parallèle : la dynamique qui se joue entre le patient et son thérapeute a tendance à se reproduire, en écho, entre le thérapeute et son superviseur.
En étant attentive à ce qui se passe dans notre échange — les émotions qui traversent le praticien pendant qu’il en parle, la manière dont il raconte, ce qu’il tait ou évite et comment je suis moi-même affectée — nous accédons à ce qui se joue, sans qu’il le sache, dans la relation thérapeutique elle-même.
C’est ce travail de mise en lumière, patient et sans jugement, qui permet au praticien de retrouver de la clarté et de la liberté dans sa posture.
SUPERVISION
Modalités pratiques
Classiquement, la supervision est préconisée au rythme d’une fois par mois.
Toutefois, en fonction de ce qui vous semble juste, et de là où vous en êtes dans votre pratique, le nombre de rendez-vous peut être augmenté si vous le désirez.
Si vous êtes praticien de la psychothérapie (psychologue, psychothérapeute, psychiatre, médecin ou psychopraticien), je demande deux prérequis :
- que vous ayez effectué un parcours psychothérapeutique personnel d’au moins trois années, ou que vous soyez en cours de psychothérapie ;
- que vous acceptiez que votre posture de praticien s’appuie sur vos résonances (ressenti, pensée, imaginaire), et pas uniquement sur une technique ou une grille de lecture psychopathologique.
Si vous souhaitez des renseignements complémentaires, vous pouvez me contacter par e-mail ou par téléphone. Nous pouvons convenir d’un échange téléphonique ou en visioconférence.