METHODES THERAPEUTIQUES

L’Hypnose

Je suis maître praticienne en Hypnose et j’intègre ses méthodes d’induction vers des états d’élargis de conscience uniquement dans le cadre d’une psychothérapie.

Si vous souhaitez pratiquer l’hypnose pour un point précis comme arrêter de fumer ou passer votre permis de conduire, je vous invite à consulter un hypnothérapeute qui vous accompagnera dans ce sens.

Qu’est-ce que l’hypnose ?

A l’heure actuelle, les études ont montré qu’il s’agit d’un état non ordinaire de conscience qui peut avoir plusieurs formes : le rêve, la relaxation, la méditation, l’hypnose ou bien la transe cognitive. La différence va résider dans l’état d’absorption généré par le ralentissement des ondes cérébrales. Plus les ondes ralentissent, plus l’hypnose est profonde et plus certaines zones du cerveau sont activées.

C’est donc fondamentalement un état naturel de notre nature humaine que nous expérimentons tout le temps au quotidien. Quand nous rêvassons, que nous conduisons notre voiture en pensant à autre chose, que nous sommes « absorbé » par nos pensées ou bien par la lecture d’un bon livre.

L’état hypnotique correspond à une modification de la vigilance normale qui a pour effet de « flouter » la réalité extérieure pour entrer dans une réalité intérieure, un imaginaire qui est vécu comme un rêve éveillé.

L’hypnose pratiquée en cabinet est simplement un approfondissement de cette capacité.

Pour tout le monde ?

L’hypnose ne représente aucun danger pour la santé mais cette expérience peut être mal vécue voire déconseillée pour les personnes qui ont un rapport à la réalité fragilisé (maladie mentale, état dissociatif avancé, état traumatique trop vivide). Pour ces personnes, l’hypnose peut accentuer leur état dissociatif avec pour conséquence des réactions émotionnelles dont la force peut les angoisser. Elle est aussi déconseillée aux personnes épileptiques et aux maladies cardiaques sévères si la personne n’a jamais expérimenté l’hypnose.

Dans la grande majorité des cas, il n’y a aucune risque à vivre un état hypnotique car c’est un état naturel que l’on induit. De plus, on se « réveille » toujours, quoi qu’il arrive. D’abord parce qu’on ne dort pas. Ensuite parce que l’état hypnotique se dissipe de lui-même si plus rien ne l’entretient. 

Certaines personnes se disent résistantes à l’hypnose. En effet, on ne peut hypnotiser quelqu’un qui refuse l’hypnose et souhaite garder son contrôle. Mais pour les personnes qui souhaitent expérimenter l’hypnose, il est possible d’accompagner et d’apaiser ces résistances. 

Comment ?

On ne pratique pas l’hypnose thérapeutique comme on pratique l’hypnose de spectacle. Le processus est plus doux et s’apparente à une auto-suggestion induite et acceptée par la personne.

L’hypnose telle que je la pratique, est un état induit par votre imagination et qui vous fait accéder à ce qu’Henri Corbin a appelé « l’imaginal », interface entre le sensible et l’imaginaire. Le cerveau ne faisant pas la différence entre le réel et l’imaginaire, il est alors possible de dénouer des blocages et transformer de manière pérenne des souvenirs douloureux et des comportements inadaptés qui vous bloquent ou vous empêchent d’accéder à vos ressources. 

Pendant l’expérience, votre esprit est ouvert, réceptif et créatif. Cela ressemble à un rêve éveillé, une rêverie intérieure.

Quel intérêt ?

L’hypnose est comme un voyage qui va apporter un soulagement à une problématique particulière mais elle ne règle pas tout. C’est le travail dans la durée vers une réelle compréhension de vous-même qui va construire la stabilité de votre mieux-être et de votre équilibre. C’est pourquoi je pratique l’hypnose au cours d’une psychothérapie.

Modifier notre état de conscience produit de véritables effets biologiques sur notre état général. Les dernières techniques d’imagerie ont mis au jour les voies cérébrales – autrement dit ce qui se passe dans notre cerveau – au cours d’une méditation, d’une hypnose, d’une transe ou d’une séance d’EMDR. Les découvertes montrent que cela permet des modifications positives de connexions neuronales qui peuvent même s’étendent jusqu’aux cellules du corps.

Certaines études parlent d’Etats Elargis de Conscience ou encore d’Etats Non Ordinaires de Conscience et c’est cet état que je trouve intéressant d’intégrer au cours du travail thérapeutique, avec une visée particulière élaborée ensemble avec vous.

C’est une expérience intérieure qui vous permet de sentir et rencontrer la puissance de vos ressources qui deviennent alors pour vous une réalité possible et intégrée.

Je l’utilise quand il s’agit de travailler :

  • stress, anxiété
  • angoisses, peurs
  • insécurité intérieure
  • image et estime de soi
  • soutien au deuil
  • au cours du travail avec les traumatismes (avec l’EMDR)
  • régression à la cause
  • problématiques transgénérationnelles
  • troubles alimentaires