METHODES THERAPEUTIQUES

L’Hypnose

Je suis formée et certifiée en différentes méthodes d’hypnose (eriksonnienne, elmanienne, régressive) et j’intègre ces états alternatifs de conscience dans le cadre d’une psychothérapie.

Si vous souhaitez pratiquer l’hypnose pour un point précis comme arrêter de fumer ou passer votre permis de conduire, je vous invite à consulter un hypnothérapeute qui vous accompagnera dans ce sens.

Qu’est-ce que l’hypnose ?

L’hypnose fait partie de la famille des états alternatifs de conscience qui diffèrent de l’état d’éveil ou « ordinaire » de conscience : le rêve, la relaxation, la méditation, la sophrologie, l’hypnose, ou bien encore la transe cognitive ou les états générés par toutes les techniques d’hyperventilation qui engagent davantage le corps et le mouvement au cours de l’expérience. La différence va résider dans les techniques utilisées mais aussi la fréquence des ondes cérébrales qu’il est possible d’atteindre. Plus la fréquence ralentit, plus l’état d’absorption est profond. Il est maintenant connu que les ondes cérébrales ont un effet sur nos capacités et c’est ce que stimule l’hypnose.

Les états alternatifs de conscience font partie des capacités de notre nature humaine. Quand nous rêvassons, que nous conduisons notre voiture en pensant à autre chose, que nous sommes absorbés par nos pensées ou bien par la lecture d’un bon livre.

L’hypnose va approfondir cet état de sorte que vous puissiez flouter la réalité extérieure et être plus conscient de votre réalité intérieure qui va vous apporter des ressources et/ou des informations. 

Pour autant vous ne dormez pas et ne perdez pas non plus conscience car l’hypnose que je pratique, même lorsque les ondes cérébrales sont basses, vous permet toujours de rester en contact avec moi et d’interagir. 

 

Pour tout le monde ?

L’hypnose pratiquée en cabinet n’a rien à voir avec l’hypnose de spectacle qui utilise des techniques plus abruptes (dites de rupture de pattern) pour faire le show.

L’hypnose ne représente aucun danger pour la santé mais cette expérience peut être mal vécue voire déconseillée pour les personnes qui ont un rapport à la réalité fragilisé (maladie mentale, état dissociatif avancé, état traumatique trop vivide). Pour ces personnes, l’hypnose peut accentuer leur dissociation avec pour conséquence des ressentis d’angoisses qu’elles pourront avoir du  mal à réguler. Elle est aussi déconseillée aux personnes épileptiques et aux maladies cardiaques sévères si la personne n’a jamais expérimenté l’hypnose.

C’est pourquoi il est important que votre thérapeute puisse discerner vos possibilités d’accès à l’expérience hypnotique

Dans la grande majorité des cas, il n’y a aucune risque à vivre un état hypnotique car c’est un état naturel que l’on induit et qui se dissipe ensuite de lui-même au bout de quelques minutes si plus rien ne l’entretient, un peu comme si vous vous réveillez après une grosse sieste.

Certaines personnes se disent résistantes à l’hypnose. En effet, on ne peut hypnotiser quelqu’un qui refuse l’hypnose et souhaite garder son contrôle. En général ce sont des personnes très anxieuses. Mais pour les personnes qui souhaitent vraiment faire l’expérience, il est possible d’accompagner et d’apaiser ces résistances. 

Comment ?

L’hypnose thérapeutique est un processus qui s’apparente à une auto-suggestion induite et acceptée par la personne.

C’est un état induit par votre imagination qui vous fait accéder à ce qu’Henri Corbin a appelé l’imaginal, interface entre le sensible et l’imaginaire. L’exploration de votre imaginal va amener de la matière et de la clairvoyance par rapport à ce qui vous préoccupe. 

Pendant l’expérience, votre esprit est ouvert, réceptif et créatif. Cela ressemble à un rêve éveillé, une rêverie intérieure.

La plupart du temps, j’induis cet état de rêverie, cette écoute plus flottante de vous même au cours d’un échange, ce que l’on appelle l’hypnose conversationnelle. Cet échange va vous permettre d’engager en douceur des interactions avec des parties de vous-même et des parties de votre histoire et de les réintégrer vers une meilleure congruence.

Lorsque nous travaillons en hypnose régressive, ultra depth ou hyperempéria – ce qui est plus rare – la séance est plus formelle et nous échangeons préalablement au sujet de la visée de l’expérience. Nous accédons à cet état d’abord par la relaxation et ensuite par différents protocoles que l’on appelle induction. Chaque induction va avoir sa spécificité pour permettre d’accéder à l’état souhaité.

 

Quel intérêt ?

Modifier notre état de conscience produit de véritables effets thérapeutiques (psychologiques et biologiques) sur notre état général. Toutes les études à ce sujet sont empiriques. Elles observent les phénomènes et évaluent les résultats obtenus mais en l’état actuel des connaissances, n’en comprennent pas vraiment le mécanisme d’un point de vue du cerveau. Tout ce que vous lirez concernant une potentielle validation par les neurosciences est faux. Aucune imagerie cérébrale n’a encore pu démontrer avec certitude comment le cerveau traite les informations. 

Les études montrent que, pour un nombre pertinent de personnes, l’état hypnotique est une expérience intérieure qui permet d’assimiler des ressources. L’expérience vécue en état alternatif de conscience devient alors une réalité possible et intégrée. 

En thérapie, je trouve les états alternatifs de conscience intéressants quand il s’agit de 

 

  • stress, anxiété
  • angoisses, peurs
  • insécurité intérieure
  • image et estime de soi
  • soutien au deuil
  • au cours du travail avec les traumatismes (avec l’EMDR)
  • régression à la cause
  • problématiques transgénérationnelles
  • troubles alimentaires